Comme il fallait s'y attendre, les propos que JM a tenu lors de stade 2 ont suscité quelques réactions chez le boxeur du clan Acaries. Voici quelques morceaux choisis :"Contrairement à ce qu’affirme Monsieur Mormeck, je n'ai jamais annoncé que j’étais prêt à sortir de ma « retraite » pour lui spécialement… Pour la bonne et simple raison que depuis l’annonce de mon retrait des rings, j’ai signé un avant-contrat avec le promoteur britannique Franc Warren pour affronter le Gallois Enzo Maccarinelli, tenant du titre WBO des lourds-légers". Par ces propos, Fabrice Tiozzo réagit promptement à ceux de son compatriote Jean-Marc Mormeck.
Lors de sa tournée médiatique, le nouveau tenant WBC et WBA des poids lourds-légers a, en effet, répondu comme suit à la question d’un journaliste : " Il est gentil (Fabrice Tiozzo) quand il annonce qu'il est prêt. Moi, j'ai fait un super boulot pendant des années. Lui, il met un terme à sa carrière et puis maintenant, il veut m'affronter. C'est incohérent. Je ne refuse personne mais j'ai horreur de la médiocrité. Il ne va pas rester chez lui et puis, soudainement annoncer qu'il veut me rencontrer. C'est quand même un peu n'importe quoi". En répondant de la sorte, le Guadeloupéen savait pertinemment qu’il ranimait les braises d’une polémique jamais vraiment éteinte.
"Je suis vraiment surpris de me retrouver à nouveau au cœur de cette polémique. J’ai simplement répondu à un journaliste que j’étais prêt à affronter Mormeck, rien de plus. Il faut qu’il arrête d’être parano et de se prendre pour Dieu le père. Son titre mondial ne lui confère pas le droit d’empêcher quiconque de s’exprimer. Ses arguments sont bidons ! Ils ne tiennent pas la route. En vérité, il refuse la confrontation parce qu’il préfère perdre ses ceintures devant un étranger, plutôt que contre un Français. Pour éventuellement me rencontrer, il exige que je redevienne champion du monde. Mais pour qui me prend-il ? Hé mec, je ne suis tout de même pas le premier gugusse venu", poursuit le pugiliste lyonnais de 38 ans, titulaire du palmarès suivant : 50 combats, 48 victoires (dont 32 avant la limite) et 2 défaites.
"Monsieur Mormeck se figure qu’il est soudain redevenu la seule vedette de la boxe en France. Et bien il a beau avoir fabuleusement repris les ceintures à ce pauvre Bell, le bon Jean-Marc Mormeck restera toujours mon second ! Le grand boxeur, c’est moi. Qu’il arrête ces faux semblants et de passer pour la victime d’un système qui l’a grassement servi. S’il en est là aujourd’hui, c’est quand même un peu grâce à lui. Dans cette affaire, il n’est pas le gentil, pas plus que je suis le méchant. Je suis prêt à en découdre avec lui, c’est tout. Où il veut et quand il le souhaite. Je suis en mesure de pouvoir négocier cet affrontement directement. En effet, à part le précontrat signé avec Warren, je suis libre. Mise à part une poignée d’abrutis écervelés, et Monsieur Mormeck, tout le monde rêve de ce combat. Les aficionados bien sûr, mais également le grand public et les médias. On en parle aux quatre coins de l’hexagone de ce choc. Mormeck déclare qu’il n’est pas emballé par le challenge. Peut-être attend-il que je fête mes 50 ans pour se décider ! Il préfère unifier le titre avec le champion IBF de la division, Krzysztof Wlodarczyk. Et bien bon vent à lui. Qu’il remporte la victoire et, ensuite, qu’il se les foute au c** ses ceintures de pacotilles !", enchaîne Fabrice Tiozzo.
Et le pugiliste rhônalpin, ex-champion des poids lourds-légers WBA, une catégorie dominée désormais par les athlètes de la péninsule européenne, d’ajouter aussitôt : "Lorsqu’il s’apercevra de la bourse qu’on lui offre pour combattre le Polonais, il changera peut-être d’avis. Il se rendra compte qu’en m’affrontant, ce sera bien plus rémunérateur. Et puis si Don King, son promoteur, lui ordonne de disputer ce match, il obtempérera".
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