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aaabc




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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:20

Mordre / croquer / dévorer à belles dents >> Manger avec un grand appétit … Cette expression date des alentours du XVe siècle. Le qualificatif 'belle' doit être ici compris comme 'grand', comme on le trouve, par exemple, dans "avoir un bel appétit". Elle est à rapprocher de la métaphore "déchirer quelqu'un à belles dents" qui signifiait "dire des choses très féroces sur quelqu'un". Le lien avec les crocs (ou les "belles dents") d'un animal féroce est évident, cet animal déchirant sa proie à grands coups de crocs avec beaucoup d'ardeur, comme s'il avait un grand appétit. Et elle est à opposer à "manger du bout des dents" appliquée à celui qui, au contraire, mange peu ou peu volontiers. Selon le Zohar, Caïn a mordu Abel dans... sa chair pour le trucider.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:20

A la clef >> Qui est la suite ou conséquence inévitable de ce dont il a été précédemment question … Avec son sens figuré actuel, cette expression daterait de 1872. Mais son origine remonte à bien plus loin dans le temps. Si vous avez eu l'occasion d'étudier un peu le solfège, vous savez ce que sont les clés de sol, de fa et d'ut. Leur présence en début de portée, "à la clef", influe sur les notes qui suivent. On peut donc dire que ces notes doivent inévitablement être jouées selon la clé qui précède, sous peine de couacs peu appréciés du chef d'orchestre et des spectateurs. C'est par extension de ce principe musical de conséquence que l'expression a pris son sens actuel.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:21

De plein fouet >> De front, de face (et violemment) … Cette expression est née dans la première moitié du XIXe siècle. Elle nous vient du milieu militaire où, à l'origine, elle voulait dire "horizontalement" en parlant d'un tir direct visant un objectif visible. Selon Rey et Chantreau, elle est inspirée par l'ancienne locution "de plain" (du latin 'planus' qu'on retrouve dans "de plain-pied") qui voulait dire "directement, sans obstacle", mais aussi "de toute sa force", contaminée par l'homophone "de plein" (du latin 'plenus') suivi d'un substantif et dont la signification était "de toute la force de...". Dans le sens figuré actuel de l'expression, le fouet indique bien la violence et la très courte durée de l'impact.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:21

En écraser >> Dormir profondément … Cette expression est de l'argot relativement récent, puisqu'il date du XXe siècle. Bizarrement, dans le monde de la prostitution du début de ce siècle-là, "écraser un client", c'était "faire une passe", et en écraser, c'était "avoir de nombreux clients". Mais écraser a aussi d'autres sens comme "faire un travail", "expédier une tâche" ou même "voler" (dans les magasins, pas dans les airs). Celui qui nous intéresse aujourd'hui est probablement une évolution de l'argot écraser du XVIIIe siècle qui voulait dire 'supprimer' (écraser un homme) : on 'écrase' le sommeil un faisant un bon somme. Ce verbe écraser peut être employé à différentes sauces en argot, puisque lorsqu'une femme "écrase des tomates", elle a ses règles, ou que "écraser un pet" se dit pour quelqu'un qui 'dégaze' très discrètement (pour le bruit, en tous cas, parce que pour ce qui est de la maîtrise des désagréments olfactifs...). Ah, que de poésie dans tout ça.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:22

Une chiffe molle / (Quelqu'un) mou comme une chiffe >> Une personne sans énergie. Quelqu'un de faible, lâche, veule ... Quest-ce qu'une chiffe ? - D'après le Robert, ce mot vient d'abord d'un assemblage, au début du XIVe siècle de l'anglais 'chip' pour "petit morceau" et du français 'chiffre' pour "objet sans valeur", ce mélange ayant donné dans certains dialectes du Nord et de l'Ouest le mot 'chipe' qui veut dire 'chiffon' et qui se serait ensuite transformé en 'chiffe'. Et nous y voilà déjà ! Une 'chiffe' n'est donc rien d'autre qu'un chiffon dont la mollesse a facilement permis la comparaison avec le bonhomme sans énergie physique ou morale. Cette expression date du début du XVIIIe siècle. Pour désigner le même type d'individu, on entend aussi parfois "une chique molle" ou "mou comme une chique", mais cette fois, c'est la mollesse gluante du tabac mâché qui sert d'élément de comparaison.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:22

Etre la bête noire (de quelqu'un) >> Etre une personne ou une chose détestée, insupportable (par quelqu'un) … Que pensez-vous des chats noirs ? - Surtout ceux qui vous passent devant après être passés sous une échelle? - Quand la colère est très forte, quelle couleur lui associe-t-on ? - Quelle est la couleur de la robe des sorcières ? - Et il y comme ça des quantités d'exemples pour prouver que la couleur noire n'a jamais été très bien vue par les hommes. Ce qui explique que le qualificatif 'noir' s'utilise souvent en association avec quelque chose de très négatif. Quant au mot 'bête', employé dans un tel contexte à la place de 'animal', il désigne également quelque chose de sauvage donc dangereux ou plus simplement, désagréable, quelque chose qu'on aurait envie d'éloigner, dont on aurait envie de se débarrasser au plus vite. Cette expression date du XIXe siècle. Mais elle a existé sous deux autres formes au XVIIe, puisqu'on disait alors soit "être la bête (de quelqu'un)" soit "être une bête d'aversion".
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:22

A l'article de la mort >> A l'agonie, près de mourir … En général, on ne trouve dans le journal un article sur un mort que postérieurement à son décès. Or, l'article de la mort se situe en général juste avant le décès. Comment cela se peut-il ? Comment se fait-ce ? - Eh bien parce que cet article-là ne désigne ni celui d'un journal, ni celui qui précède un mot. Cette expression qui date du XVIe siècle vient du latin "in articulo mortis" où 'articulo' vient de 'articulus' qui, dans cette locution, désigne une division du temps, donc un 'moment'. "in articulo mortis" peut ainsi se traduire par "au moment de la mort". Pour ceux qui aiment le latin (moi je préfère les latines, mais c'est chacun selon ses goûts), il est intéressant de savoir que "in extremis" voulait dire littéralement "dans les derniers moments" ce qui peut aussi se dire "à l'article de la mort". Son utilisation a depuis été détournée pour devenir quelque chose comme "au tout dernier moment" mais avec le sens "de justesse". Ainsi, on peut dire "il a pris le train in extremis" ; sauf que s'il a pris le train en pleine face, sur la voie, on retrouve plutôt le sens d'origine.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:30

Tomber dans le troisième / trente-sixième dessous >> Essuyer un échec retentissant. Tomber dans la misère, dans une grande détresse … Certains imaginent que le 'dessous' de cette expression est un assemblage des mots 'des' et 'sous', "tomber dans le troisième des sous", voulant dire avoir bien moins de sous que nécessaire, donc être dans la misère. Mais ce sont là qu'affabulations, voire coquecigrues. Si, par extension, notre locution, qui date du milieu du XIXe siècle, veut bien aussi dire "être dans la misère", son sens initial est plutôt lié à l'échec. En effet, dans le vocabulaire du théâtre, les 'dessous' sont les niveaux inférieurs à la scène où l'on trouve des accessoires et où s'activent les machinistes. À l'Opéra de Paris, il y avait trois dessous. Et lorsque des acteurs n'avaient plus qu'à se cacher tellement la pièce était mauvaise, où pouvaient-ils aller le plus loin, sinon au dessous le plus bas ? C'est pourquoi, lorsqu'une pièce était sifflée, l'habitude a été vite prise de dire qu'elle était tombée dans le troisième dessous. Par extension, l'expression a ensuite désigné toutes sortes d'échecs, avant de s'appliquer aussi aux personnes qui tombent très bas, dans une misère noire ou dans une grande détresse psychologique. Par effet d'exagération, le troisième est par la suite devenu le quatorzième (peu employé de nos jours) et même le trente-sixième. On peut noter que, toujours en relation avec le théâtre, le "troisième dessous" a aussi désigné le niveau le plus profond, le plus secret (dans les pensées de quelqu'un, par exemple).
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Dim 24 Fév à 17:30

Battre la campagne >> Déraisonner, divaguer, délirer. A la chasse : parcourir le terrain de chasse dans tous les sens pour faire lever le gibier. Parcourir de grandes étendues à la recherche de quelque chose ou quelqu'un … Même si vous êtes un indécrottable citadin, vous devez savoir que la campagne est cet endroit où on trouve des grands prés, des champs cultivés, des arbres, des buissons, des paysans, des vaches et leurs bouses, des oiseaux autres que des pigeons et plein de ces merveilleuses autres choses qui, actuellement encore, constituent la nature. La campagne, c'est là où Henri Monnier, au XIXe siècle, proposait judicieusement de bâtir les villes histoire d'aérer les poumons des accros au ciment, aux briques et au bitume. Si on sait que, tel qu'il est employé dans notre expression, battre veut dire 'parcourir en tous sens', la deuxième signification, celle des chasseurs (elle est utilisée depuis le XIIe siècle), ainsi que la troisième se comprennent parfaitement. Attention quand même si vous battez la campagne et tombez sur un canard mort sans qu'il ait du plomb dans l'aile. La première signification est moins intuitive. Autrefois, on disait "courir les champs" : "son esprit court les champs" ou "il est fou à courir les champs". Alors si on admet qu'ici, c'est l'esprit qui 'vagabonde', qui n'enchaîne pas les pensées de manière logique ou sensée, qui se laisse entraîner d'un côté puis d'un autre, tout devient tout de suite plus limpide.
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roger-le-Routier

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MessageSujet: Re: expressions francaises   Lun 25 Fév à 10:21

Pleurer tu ne veux plus présenter ces informations sous forme de jeu alors ?
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Mar 26 Fév à 12:05

roger-le-Routier a écrit:
Pleurer tu ne veux plus présenter ces informations sous forme de jeu alors ?



Tu as proposer le jeu alors pourquoi tu ne le fais pas?
Rock Bisous
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Mar 26 Fév à 12:06

Faire flèche de tout bois >> Mettre tous les moyens en oeuvre pour réussir … Vous êtes au Moyen-Âge (ou quelques siècles avant ou après...) et vous chassez le cerf, muni d'un arc et d'un carquois rempli de flèches. Rempli de flèches ? Pas tout-à-fait puisqu'au cours des heures précédentes vous les avez toutes gaspillées en ratant lamentablement vos différentes cibles. Soudain, devant vous, surgit un superbe faon, jeune animal qui n'attend plus que vous le trucidiez lâchement. Sans plus de flèche disponible, que vous reste-t-il à faire, sinon casser une branche à peu près droite, la rendre très vite aussi lisse que possible avec votre couteau et l'utiliser en guise de flèche (heureusement, comme vous êtes décidément mauvais, vous allez encore rater cette pauvre bête). Toujours est-il que, dans l'urgence, vous venez de faire une flèche à partir d'un morceau de bois quelconque. La métaphore est donc aisément compréhensible : vous êtes prêt à utiliser n'importe quel moyen pour arriver à votre but (n'importe quel bout de bois pourra être utilisé comme flèche afin de tenter de ne pas rentrer bredouille). Si cette expression, sous sa forme et son sens actuels, date du XVIIe siècle, Rabelais disait "ne savoir de quel bois faire flèche" pour dire "ne pas savoir où trouver de quoi vivre" ou bien "ne pas savoir de quel moyen se servir pour arriver à ses fins". Cette fois, même le morceau de bois manquait et plus rien ne permettait d'atteindre son but qui pouvait simplement être de subsister.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Mar 26 Fév à 12:06

Etre (mettre) à côté de la plaque >> Répondre à côté de la question. Se tromper, manquer son but … L'origine de cette expression reste incertaine. Mais je vais quand même essayer de fournir des pistes pas trop à côté de la plaque. On élimine d'abord la plaque de cuisson, la plaque dentaire et la plaque d'égout qui n'ont rien à faire ici. Mais alors que nous reste-t-il ? - Selon certaines sources, cette expression proviendrait d'activités de tir où une plaque constitue le panneau de la cible. Lorsque le joueur la manque, il est à côté de la plaque. Le sens initial se serait ensuite un peu élargi. Une autre hypothèse viendrait du monde du rail. Dans certaines gares, il existe des bâtiments particuliers qui s'appellent des 'rotondes', qui sont de forme complètement ou partiellement circulaire et servent à garer et/ou entretenir les locomotives. Dans le cercle ou la portion de cercle, se trouvent des tronçons de voie placés comme des rayons de roue de bicyclette (voir les images, et issues de ce site). La locomotive arrive sur une voie qui débouche sur une plaque circulaire mobile placée au centre de la rotonde et sur laquelle se trouve un autre tronçon de voie. Elle avance dessus, puis la plaque tourne jusqu'à ce que la locomotive soit en face du tronçon où elle va être garée. La manoeuvre inverse permet ensuite à la locomotive de repartir dans le bon sens (c'était d'autant plus utile autrefois avec les locomotives à vapeur qui avaient un sens privilégié de traction compte tenu de leur unique cabine, contrairement aux locomotives électriques bi-cabines). Le 'moyeu' de la rotonde, la plaque tournante est une fosse sur laquelle la voie est surélévée. Une fausse manoeuvre du conducteur pouvait faire que la locomotive avance alors que la voie n'était pas encore bien positionnée et tombe dans la fosse. On disait alors que la locomotive était à côté de la plaque (même si elle était en réalité bien dessus mais pas sur la voie), expression qui serait ensuite sortie du monde ferroviaire.
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Mar 26 Fév à 12:07

Ni chair ni poisson >> Indéfinissable, indéterminé (pour quelque chose). Indécis ou difficile à cerner (pour quelqu'un) … Il y eut un temps très lointain où le jeûne du carême était scrupuleusement respecté : un seul repas de pain, de légumes, de fruits secs et d'eau par jour. Puis, quelques pontes de l'Eglise autorisèrent un certain relâchement (un peu par la force des choses, les fidèles l'étant de moins en moins) qui vit l'introduction du poisson, des oeufs, des laitages et même du vin pendant cette période peu propice aux agapes. Mais au Moyen-Âge, nombreux furent ceux qui s'opposèrent à ces tolérances, arguant que les oeufs et le beurre, par exemple, étant des graisses animales, ne pouvaient être consommés pendant le carême. Ces théoriciens rigoristes oubliaient qu'à cette période de l'année (avant Pâques), les paysans n'avaient encore pas de légumes dans leur jardin et pas forcément beaucoup de pain et que, par conséquent, ils étaient condamnés à la disette s'ils devaient vraiment respecter le jeûne. Dans les grandes joutes aussi bien écrites que verbales entre les opposants et favorables au relâchement, le poisson fut un immense sujet de discussion, les uns disant que le poisson était de la chair (c'est un animal, non ?), les autres disant qu'il n'en était rien (à une époque où les études animales n'étaient pas très poussées, ils croyaient que ces bestioles ne se nourrissaient que d'eau). La situation s'aggrava encore quand il fut question des oiseaux aquatiques comme la poule d'eau. Ce sont des oiseaux donc constitués de chair. Oui, mais ils vont sur l'eau, donc il peuvent être assimilés à des poissons. Pourquoi pas, mais le poisson est-il de la chair ? - De ces nombreux échanges peu amènes, le peuple (qui, pendant ce temps, avait la dalle), ne retint que le côté pittoresque de ces polémiques (C'est quoi ce truc ? Chair ou poisson ?) et inventa notre expression pour désigner des choses dont la nature n'est pas bien définie, des gens dont l'opinion fluctue, ceux qui ont une conduite louche, indéfinissable et, plus généralement, toutes choses indéterminées. De nos jours, on l'emploie aussi régulièrement pour désigner des hommes politiques dont l'opinion varie en fonction de la direction du vent ou du résultat des derniers sondages (toute ressemblance avec une situation réelle mais très improbable serait purement fortuite, bien sûr).
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MessageSujet: Re: expressions francaises   Ven 14 Mar à 9:28

Etre tiré à quatre épingles >> Etre vêtu avec un soin méticuleux … Prenez un carré de tissu. Si vous voulez qu'il soit bien tendu (ou tiré) une fois posé sur une surface, il vous suffit de quatre épingles, une plantée à chaque coin. Voilà qui peut suffire à expliquer d'où vient l'image d'un vêtement bien en place (ou sans plis, donc bien tendu) sur quelqu'un. Cette expression est née à la fin du XVIIe siècle. Au siècle précédent, on disait déjà d'une personne qui avait des vêtements bien ajustés qu'elle était "bien tirée" (pensez aux jambières ou bas-de-chausses, sortes de bas que les bourgeois ou les nobles portaient autrefois et qui devaient être bien tirés vers le haut pour faire un minimum de plis). Le 'quatre' peut aussi être compris comme 'au maximum' (des vêtements ajustés au mieux) tel qu'il est également utilisé dans des expressions comme "monter des marches quatre à quatre" ou bien "se mettre en quatre". Aux XVIIe et XVIIIe siècle, cette expression désignait quelqu'un "vêtu avec art, avec symétrie". Elle a pris depuis un sens un peu plus péjoratif en étant plus souvent appliquée à quelqu'un à la tenue un peu trop soignée.
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